Amsterdam, carrefour économique majeur en Europe, attire chaque année de plus en plus d’entrepreneurs désireux de s’y installer ou d’y transférer leur activité. Son écosystème dynamique, nourri par des initiatives comme StartupAmsterdam ou le réseau Iamsterdam Business, fait de la capitale néerlandaise un véritable sanctuaire pour ceux qui souhaitent lancer ou céder une entreprise. Cependant, derrière cet engouement se cache une réalité administrative et fiscale qu’il est essentiel de maîtriser pour éviter les pièges et optimiser son projet. Entre formalités, structures juridiques et aspects fiscaux, comprendre comment créer ou vendre une activité à Amsterdam est une étape stratégique à ne pas négliger.
Les entrepreneurs étrangers en particulier doivent naviguer avec soin, en s’appuyant sur les ressources locales telles que la Chambre de Commerce des Pays-Bas ou des spécialistes comme French Desk Amsterdam, qui facilitent les démarches transfrontalières. Dans ce contexte, ce guide détaille les aspects incontournables pour saisir toutes les opportunités offertes par cette métropole économique aux Pays-Bas.
Les étapes incontournables pour créer une entreprise à Amsterdam en 2025
Créer une entreprise à Amsterdam peut se révéler rapide et efficace, notamment grâce à l’appui d’institutions publiques et privées bien rodées. La première démarche essentielle reste l’enregistrement de votre structure auprès de la Chambre de Commerce des Pays-Bas (Kamer van Koophandel, KvK). Ce registre officiel est la pierre angulaire de la légalité de votre activité. L’inscription est généralement un passage obligé qui vous permet d’obtenir votre numéro SIRET néerlandais (numéro RSIN), document indispensable pour toute opération légale et fiscale.
Voici les grandes étapes à suivre pour officialiser la création de votre entreprise :
- Définir la forme juridique : choisissez entre une entreprise individuelle (eenmanszaak), une société à responsabilité limitée (besloten vennootschap – BV), ou une autre structure adaptée à vos besoins.
- Rédiger les statuts : obligatoire pour une société comme la BV, il est alors nécessaire de recourir à un notaire local pour constituer le contrat de création.
- Enregistrer la société à la KvK en fournissant toutes les pièces justificatives (identité, adresse légale, objet social, etc.).
- Inscription fiscale auprès du service des impôts néerlandais (Belastingdienst) pour obtenir un numéro de TVA et comprendre vos obligations en matière de déclaration et de paiement.
- Ouvrir un compte bancaire professionnel : par exemple avec ABN AMRO Entreprises, banque très implantée, qui propose un accompagnement dédié aux startups et PME.
Ces étapes sont renforcées par l’appui offert par des réseaux spécialisés, tels que Réseau Entreprendre Pays-Bas ou encore le Bureau voor Ontwikkeling, qui accompagnent les entrepreneurs dans la structuration de leurs projets et leur intégration dans le tissu économique d’Amsterdam.
Pour un entrepreneur étranger, la question du permis de séjour et du visa est également cruciale. Le gouvernement néerlandais propose des dispositifs adaptés, notamment un visa startup qui permet de s’implanter rapidement. Il faut cependant justifier d’un projet innovant, souvent en collaboration avec un facilitateur agréé, ce qui peut être orchestré via Iamsterdam Business.
| Étape | Description | Organisme ou service concerné |
|---|---|---|
| Choix de la structure juridique | Entrepreneur individuel, société privée (BV), coopérative, etc. | Chambre de Commerce des Pays-Bas (KvK) |
| Rédaction des statuts | Contrat de constitution nécessaire pour sociétés | Notaire local |
| Enregistrement de la société | Obtention du numéro RSIN et immatriculation légale | KvK |
| Inscription fiscale | Enregistrement TVA et obligations fiscales | Belastingdienst (service des impôts) |
| Ouverture de compte bancaire | Compte dédié à l’entreprise pour gestion financière | ABN AMRO Entreprises ou autres banques |

Les spécificités fiscales et administratives à connaître pour céder une activité à Amsterdam
La cession d’une activité à Amsterdam, qu’il s’agisse d’une PME ou d’une startup innovante, suppose une bonne maîtrise des exigences fiscales et administratives. Dans un contexte marqué par une réglementation rigoureuse, il est impératif de planifier chaque étape avec soin pour optimiser la valeur de la transaction et éviter les litiges postérieurs.
À l’image des processus de création, la cession implique :
- Une évaluation financière rigoureuse: audits comptables et vérifications varient selon la taille et la nature de l’entreprise.
- La rédaction d’un pacte de cession clair qui spécifie les modalités de transfert des parts sociales, des actifs et des passifs.
- La notification aux autorités compétentes, notamment la KvK, pour mettre à jour les informations légales.
- La gestion fiscale spécifique: en matière fiscale, la plus-value réalisée peut être soumise à imposition selon les règles néerlandaises.
- L’accompagnement par des conseillers spécialisés tels que des avocats d’affaires, des notaires ou des experts en fiscalité locale peut être crucial.
Les entrepreneurs pourront aussi compter sur le réseau French Desk Amsterdam, qui facilite les rapports et transactions entre entreprises françaises et hollandaises. De même, Intercompany Solutions propose des accompagnements adaptés tant sur le plan juridique que fiscal pour garantir une transition sans accroc.
Connaître précisément les conditions qui encadrent la cession permet d’anticiper les délais et coûts liés à la négociation et la clôture. Cette préparation est importante dans un marché aussi compétitif qu’Amsterdam, où StartupAmsterdam génère sans cesse une dynamique attractive pour les repreneurs.
| Étape | Description | Conseils pratiques |
|---|---|---|
| Audit et valorisation | Analyse approfondie des comptes et des actifs | Faire appel à un cabinet local spécialisé |
| Rédaction du contrat de cession | Préciser les conditions de transfert | Impliquer un notaire et un avocat |
| Notification à la KvK | Mise à jour de l’immatriculation | Soumettre une déclaration officielle rapidement |
| Gestion fiscale | Évaluer la plus-value et obligations fiscales | Consulter la Belastingdienst et experts comptables |
| Accompagnement spécialisé | Support pour la négociation et juridique | Utiliser les réseaux professionnels locaux |
Choisir la bonne forme juridique pour son activité à Amsterdam
Le choix de la structure juridique est fondamental pour la pérennité de votre activité dans la capitale néerlandaise. Chaque statut présente ses avantages, mais aussi des contraintes spécifiques à connaître. L’aide précieuse de la Chambre de Commerce des Pays-Bas et d’organismes tels que Hollands Kantoor permet de s’orienter efficacement.
Les types d’entreprise couramment créés à Amsterdam comprennent :
- Entreprise individuelle (eenmanszaak) : simplicité administrative mais responsabilité illimitée.
- Société privée à responsabilité limitée (Besloten Vennootschap – BV) : responsabilité limitée aux apports, forme la plus prisée des startups et PME.
- Société en nom collectif (VOF) : idéale pour partenariats, mais engage la responsabilité de tous les associés.
- Associations et fondations (Vereniging et Stichting) : adaptées aux projets non commerciaux et d’utilité sociale.
Selon votre projet, choisir la forme juridique adaptée peut impacter vos possibilités de financement, notamment par des banques comme ABN AMRO Entreprises, ou par des investisseurs via des parts sociales. Par exemple, la BV permet d’accueillir plus facilement des actionnaires et d’organiser la gouvernance de façon formelle.
Par ailleurs, ces différents statuts imposent des obligations comptables distinctes. Par exemple, les BV et NV doivent déposer leurs comptes annuels auprès de la KvK. Ces documents sont publics et renforcent la crédibilité face aux partenaires financiers.
| Type de société | Responsabilité | Obligations comptables | Avantages principaux |
|---|---|---|---|
| Eenmanszaak | Illimitée | Comptabilité simplifiée | Procédure rapide et coûts faibles |
| Besloten Vennootschap (BV) | Limitée aux apports | Déclaration annuelle obligatoire | Facilité d’entrée d’investisseurs |
| Vennootschap Onder Firma (VOF) | Solidaire entre associés | Comptabilité adaptée au nombre d’associés | Partage des ressources et responsabilités |
| Vereniging / Stichting | Variable selon activité | En fonction du statut social | Adapté aux projets à but non lucratif |
Ce tableau synthétise les points essentiels pour aider les entrepreneurs à faire un choix éclairé dès les premiers pas dans leur aventure commerciale à Amsterdam.

Les ressources indispensables pour les entrepreneurs : accompagnement et financement à Amsterdam
S’engager dans la création ou la cession d’une activité nécessite un appui solide pour naviguer dans le labyrinthe administratif, juridique et financier. Amsterdam regorge d’acteurs clés qui auront un rôle déterminant dans la réussite de votre projet. Parmi eux, plusieurs organisations proposent un accompagnement sur mesure :
- StartupAmsterdam : Hub dynamique où les jeunes pousses bénéficient de programmes d’accompagnement, ateliers, et mise en réseau sur mesure.
- French Desk Amsterdam : Point de contact privilégié pour les francophones, facilitant la communication et les démarches locales.
- Réseau Entreprendre Pays-Bas : Plateforme permettant aux entrepreneurs d’échanger et de bénéficier de conseils personnalisés.
- Abn AMRO Entreprises : Fournisseur bancaire proposant des solutions de financement et de gestion adaptées aux entreprises innovantes.
- Chambre de Commerce des Pays-Bas : Service complet pour l’immatriculation et conseils pratiques sur la réglementation.
- Intercompany Solutions : Spécialiste en gestion administrative et fiscale pour faciliter les opérations transnationales.
- Bureau voor Ontwikkeling : Aide à la mise en place de stratégies de croissance et d’implantation commerciale.
Assez souvent, l’accès aux réseaux régionaux et municipaux comme Iamsterdam Business est également déterminant pour identifier les opportunités professionnelles pertinentes, rencontrer des partenaires ou investisseurs, et rester informé des contenus réglementaires actualisés.
De plus, les entrepreneurs bénéficient d’un environnement numérique fluide : la Chambre de Commerce offre une plateforme en ligne intuitive qui simplifie grandement les démarches et met à disposition des guides pratiques. Le recours à des services spécialisés comme Hollands Kantoor permet d’assurer une conformité parfaite et de déjouer les écueils administratifs.
| Structure | Service proposé | Public visé |
|---|---|---|
| StartupAmsterdam | Accompagnement, réseautage, événements | Startups et innovateurs |
| French Desk Amsterdam | Support administratif et juridique | Entrepreneurs francophones |
| Réseau Entreprendre Pays-Bas | Conseil personnalisé, mentorat | Tous entrepreneurs |
| ABN AMRO Entreprises | Financement et gestion bancaire | Entreprises toutes tailles |
| Intercompany Solutions | Gestion fiscale et administrative | Entreprises internationales |
| Bureau voor Ontwikkeling | Stratégie de croissance | PME et startups |
Les pièges à éviter lors de la création ou cession d’une activité à Amsterdam
Si Amsterdam déploie un environnement favorable à l’entrepreneuriat, certaines erreurs classiques peuvent compromettre un projet sinon bien préparé. Frédéric Naïm, avocat spécialisé, alerte fréquemment sur des dysfonctionnements rencontrés par des entrepreneurs établissant une société étrangère sans présence réelle dans leur pays de résidence, notamment en France. Cette précaution vaut également pour Amsterdam, particulièrement pour les entrepreneurs internationaux.
Les erreurs courantes comprennent :
- Créer une société à l’étranger sans activité réelle : cela expose à des contrôles fiscaux intensifs et compliqués. Si votre entreprise est administrée depuis la France ou un autre pays, la société est considérée comme française au niveau fiscal, ce qui peut entraîner des redressements coûteux.
- Ignorer les exigences d’immatriculation locale : ne pas inscrire la société auprès de la KvK ou ne pas respecter les délais impartis pour déposer les comptes annuels peut générer des sanctions lourdes.
- Négliger les aspects de fiscalité internationale : il est impératif d’établir clairement la répartition de la charge fiscale et des obligations entre les juridictions concernées.
- Refuser l’appui d’experts locaux : la méconnaissance des procédures spécifiques à Amsterdam peut ralentir la croissance et compliquer les échanges.
Une étude de cas récente a montré qu’une entreprise française gérant une entité immatriculée uniquement à Amsterdam mais administrée depuis Paris a vu sa comptabilité remise en question par les administrations fiscales, avec des conséquences financières non négligeables. Pour éviter cela, il est conseillé de procéder à une immatriculation double avec une gestion claire des flux entre pays, en s’appuyant sur des fournisseurs de services spécialisés comme Intercompany Solutions.
Enfin, certaines offres marketing promettant des « solutions miracles » d’optimisation fiscale en délocalisant à Amsterdam sont souvent trompeuses. Il importe toujours de privilégier la transparence et la légalité pour pérenniser votre activité.
| Erreur fréquente | Conséquences | Moyens pour y remédier |
|---|---|---|
| Absence d’activité réelle à Amsterdam | Redressements fiscaux, contentieux | Immatriculation en France et aux Pays-Bas |
| Non-respect des formalités | Amendes, sanctions légales | Suivi rigoureux avec la KvK |
| Ignorance de la fiscalité internationale | Double imposition ou pénalités | Expertise comptable et juridique |
| Ne pas recourir à des experts | Retards et erreurs de gestion | Utiliser des réseaux comme Réseau Entreprendre Pays-Bas |
Peut-on créer une entreprise aux Pays-Bas en étant résident étranger ?
Oui, à condition de respecter certaines formalités, notamment d’obtenir un visa adapté si vous n’êtes pas ressortissant de l’UE/EEE ou de la Suisse. Des programmes comme le visa startup permettent de lancer son projet.
Quelles différences entre une BV et une entreprise individuelle ?
La BV est une société à responsabilité limitée, protégeant le patrimoine personnel de l’entrepreneur, tandis que l’entreprise individuelle implique une responsabilité illimitée sur les dettes.
Quels réseaux d’accompagnement sont disponibles pour les entrepreneurs francophones à Amsterdam ?
Plusieurs réseaux existent, notamment French Desk Amsterdam qui facilite les démarches, ainsi que Réseau Entreprendre Pays-Bas pour le mentorat et StartupAmsterdam pour les startups.
Quels sont les risques fiscaux liés à la gestion d’une société étrangère depuis la France ?
La société est alors considérée fiscale comme française, ce qui peut entraîner des contrôles et redressements sévères. Il est conseillé d’immatriculer la société en France également pour se protéger.
Comment financer une création d’entreprise à Amsterdam ?
Les banques locales comme ABN AMRO Entreprises offrent diverses solutions. Vous pouvez aussi faire appel à des investisseurs en créant une société anonyme pour attirer des actionnaires.
